Entre coeur et raison
Entre cœur et raison
Ce qui est :
- Le citoyen est choqué de voir tant d'enfants, de personnes que la Justice laisse aux mains de son agresseur. La phrase qui revient si souvent est : "Mais, il leur faut quoi pour protéger un enfant, un être ! "
- L'Union Européenne qualifie la France de " mauvais élève " au niveau des Droits de l'Homme, de l'Enfant.
Dans la pratique :
- La Justice est une institution qui statue à partir la raison.
- La personne qui souffre s'exprime à partir du cœur.
- Nous sommes face à deux langages totalement différents, peut être même opposé. C'est un peu comme si l'une des parties parlait japonais alors que l'autre discourt en suédois. Ils ont peu de chance de se comprendre !
- Pourtant " le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas " (Descartes).
- Malgré tout, le cœur n'est pas toujours raisonnable.
- Quand à la raison, nous savons tous qu'elle est dénuée de cœur. Elle calcule, elle quantifie, elle fait des statistiques mais ne sent pas, ne ressent pas, ne palpite pas face à une situation.
- C'est donc au niveau de l'équilibre des deux plateaux de cette balance que la victime et la Justice peuvent se retrouver, accéder à LA vérité et donc à LA justice.
- La justice remettra de la raison dans le cœur de la victime.
- La personne remettra du cœur dans ce qui est juste et bon.
Les faits :
Si vous portez plainte, c'est uniquement parce que vous désirez éviter de la souffrance et aller vers plus de plaisir. Lequel l'emporte sur la souffrance et le plaisir ?
C'est en répondant à cette question que vous porterez plainte ou non.
Exemple :
- Une personne a été violée. Elle hésite à porter plainte. Sa souffrance est telle qu'elle est incapable d'en parler, qu'elle a également honte d'en parler. La souffrance engendrée par la plainte peut lui paraître supérieure au plaisir d'être reconnue comme victime.
- Un enfant est maltraité. Il a été constaté que dans une proportion non négligeable, il ne signale pas les faits pour lui-même mais pour un de ses frères, une de ses sœurs en général plus jeune que lui. Il se sent responsable de sa maltraitance en gardant le silence, il se sent responsable de ce frère ou de cette sœur. En conséquence, la souffrance de voir maltraité cette personne qu'il aime est supérieure à sa propre souffrance de s'exprimer.
- Un accusé nie les sévices qu'il porte à autrui. Les conséquences de ses aveux provoqueraient en lui une souffrance supérieure à celle de vivre dans le mensonge, de vivre dans la peur d'être un jour démasqué, de vivre traqué par cette vérité qui l'emmène peu à peu vers le fond. Cette paix intérieure qui l'habiterait après ses aveux et lui permettrait d'Etre et de Devenir quelqu'un d'autre au fond de lui même puis dans la société lui paraît moins précieuse que le combat qu'il mène dans le mensonge, dans la violence.
Ce qu'il y a lieu de faire :
Au total :
Brigitte LEFEBVRE
Vaincre-la-Violence-familiale.com
Vos commentaires, critiques me sont très utiles afin d'affiner ma perception en tenant compte de votre ressenti, de votre propre expérience. Je ne prétend pas détenir LA vérité, mais avec votre aide, j'arriverai à une vérité qui s'en rapprochera chaque jour un peu plus et qui, en conséquence, sera utile à tous et à chacun. Merci d'avance.
Vous pouvez envoyer ce texte à ceux que vous désirez. Pourtant, je vous demande de ne pas le couper et d'y indiquer le nom de ce blog.

Commentaires
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le 16/01/2008 à 11:45:48
Ne sommes nous pas tous victimes et bourreaux à la fois, la hiérarchie de la souffrance est un travers dangereux voire diabolique car cette hiérarchie exclut l'autre qui est aussi victime...