Violés, mis en danger, en toute impunité !
L'indifférence est le poison qui me tue
Mes quatre enfants ont été confiés à leur père suite à une enquête fausse. Je l'ai prouvé point par point, mais les magistrats n'en ont pas tenus compte. Quatre ans après, on me reproche toujours d'avoir été une mauvaise mère!
J'ai fait appel de la décision de garde. Elle m'a été refusée car il n'y avait pas de nouvelle enquête sociale (seul le juge peut la demander), et également, parce que je n'avais pas signalé la maltraitance du père, alors que j'avais écris aux trois procureurs et aux trois juges pour enfants des trois départements où mon ex-mari a séjourné durant les quatre premiers mois où il a eu la garde. Personne n'a bougé !
Ensuite, j'ai demandé une nouvelle enquête sociale qui m'a été refusée. Le divorce a été prononcé à mes torts complets avec prestation compensatoire pour monsieur car j'ai osé le traiter d'alcoolique et de pédophile. De nombreuses attestations médicales, psychologiques, expertises, enquêtes prouvent la véracité de mes accusation. Le magistrat refusera d'entendre mes enfants agés de 13 ans et plus, il ne motivera pas plus son refus, ce qui est contraire à la loi.
En janvier 2007, un signalement alarmant arrive chez le procureur avec entre autre violence avec arme blanche, alcoolisme, … . Le juge pour enfant demandera une IOE (enquête approfondie) qui dénoncera de graves manquements de la part du père. Il est stipulé dans l'enquête que mon fils de 10 ans a été plusieurs fois mis par son père sur la fenêtre (chien assis : il se cramponne au montant, un pied dans la gouttière) et ce par "jeu"! Le juge des enfants en déduira qu'ils ne sont pas en danger.
Il est question partout de la souffrance de mes enfants, de leur besoin de reconnaissance de cette souffrance, de la mienne et de mon besoin de reconnaissance de notre souffrance. Au sujet du père, il est simplement noté "ses regrets de ne pas être remercié par ses enfants pour tout le mal qu'il se donne pour eux." Où est sa souffrance ? Son besoin de reconnaissance ? Que ressent-il face à tant de douleur ? Lorsque j'en parle au juge des affaires familiales, il me répond qu'il n'a pas à statuer sur la souffrance. Alors, il statue sur quoi ? Sur quoi se base-t-il pour statuer ? Quels paramètre entre en ligne de compte ? La seule chose que nous savons tous les cinq est que notre souffrance est intolérable. Le reste, je ne sais pas. Nous n'en pouvons plus de survivre ... Ce juge a statué dernièrement: demande d'enquête psychiatrique pour les enfants et les parents. A quand la protection ? Nouvelle audience fin juin et ... nouvelle attente pour nous cinq.
J'avais encore osé espérer, espérer qu'un juge se rende enfin compte du quotidien de mes enfants. Peine perdue. Mes enfants quant à eux n'espère plus RIEN d'une justice qui ne repecte pas les hommes, les enfants en particulier.
La réponse à la plainte pour mon fils sur la fenêtre (chien assis) est tombée: Non lieu: "Plainte insuffisament caractérisée". Il leur faut quoi ?
Quel avenir réserve notre pays à mes enfants, à SES enfants ? "Tout le monde s'en fiche de nous " dit - depuis six ans - ma fille de 15 ans. Qui fera quelque chose pour mon fils de presque 13 ans qui ne sait ni lire ni écrire tellement "son manque affectif obère ses capacités cognitives", précise l'enquête ? Qui tendra à la main à mon fils de 11 ans qui fait tout son possible pour se faire remarquer au collège par son indiscipline ? Qui redonnera le sourire à ma fille ? Qui permettra à sa soeur de dormir sereinement sans avoir peur d'être ... violée ? QUI ?
J'ai pris contact avec le ministère de la Justice, le Défenseur des Enfants, la Ligue des Droits de l'Homme, un député. Personne ne peut, ne veut rien faire car la Justice est indépendante de l'Etat. Pourtant, je les ai saisi au niveau des droits de mes enfants et en particulier du droit à la vie. La réponse est toujours la même.
Mes enfants sont épuisés par ce combat. Ils n'ont plus confiance en personne, ils n'espèrent plus RIEN de personne, pas même de moi qui dénonce systématiquement ce qui me semble grave. Ensuite, la justice en parle à leur père qui nie et le soir " on en prend plein la gueule ". J'ai refusé de restituer mes enfants en juillet dernier afin de hurler ma douleur. J'ai prévenu spontanément la gendarmerie afin d'exposer une fois de plus mes peurs, ma souffrance. J'ai eu l'obligation de les restituer 24H00 après.
En publiant mon histoire sur le net, j'espèpère que d'autres vont me tendre la main, que ceux qui ont le pouvoir vont hurler "STOP". J'espère que quelqu'un interviendra avant que mon fils ne tombe de la fenêtre, qu'ils aient un accident du à l'état d'alcoolémie de leur père, avant qu'il ne soit trop tard. Ce que je demande depuis 12 ans est la protection de la justice et non les condoléances de l'Etat.
Qui m'entendra ?
Qui nous sauvera de l'indifférence ?
Qui me suivra dans mon combat afin que les juges se départissent des textes et jugent en conscience, une situation dont ils ont perçu la cause profonde: le manque d'AMOUR, de RESPECT, de SENTIMENTS ? Par des juges pour qui la souffrance d'un enfant vaut la peine d'être entendue. Non pas entendue : ECOUTEE ! Nous n'en pouvons plus d'être entendus, nous désirons être ECOUTES, écoutés dans notre douleur, afin d'être COMPRIS et reconnu comme un être ayant droit à la ... VIE !
A quand ce jour !

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